Témoignages

Année #2

Ensemble Erard-Charenton, Paris 12e du 08/09/2023 au 08/09/2024

Caterina

lundi 11 mars 2024 à 17 h 50

J’ai tou­jours aimé regar­der les villes d’en haut.
À Boulogne, plu­sieurs tours ser­vent à cet effet, et les col­li­nes autour de la ville offrent des points de vue extra­or­di­nai­res.
À Lisbonne, les mira­do­res se cachent der­rière de nom­breu­ses rues, et offrent des images incroya­bles, un contraste de cou­leur entre le rouge des toits et le bleu de la mer.
À Paris, les belles vues d’en haut exis­tent, mais par­fois elles sont réser­vées à des roof­tops trop chics et trop chers pour moi.
Chaque fois que je regarde la ville d’en haut, j’ai l’impres­sion qu’elle m’appar­tient. Mais est-ce vrai ? Avec Paris, j’ai tou­jours l’impres­sion de vivre un amour à sens unique : moi je l’aime, elle s’en fiche.
La tex­ture des perles de pluie sur la vitre me fait penser aux cou­le­mants des larmes. C’est dur de dis­tin­guer les cou­leurs dans la gri­saille ; je note des volets oran­ges brillant, beau­coup de bri­ques et des toits rouges, comme à Boulogne.
J’essaue de ne pas des­si­ner la forme des îlots dans ma tête. Finalement les bâti­ments sont beau­coup plus orga­ni­ques que ce qu’on pense.
Ce qu’il y a des très beau, c’est de regar­der la mul­ti­tude des vies toutes peti­tes. On se sent très déta­chés de tout.

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