Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Vanessa

vendredi 14 novembre 2025 à 16 h 11

Je ne savais pas à quoi m’atten­dre en veillant pen­dant une heure. Une révé­la­tion peut-être ? J’ai pensé à annu­ler plu­sieurs fois mais je reconnais que l’idée de veiller sur la ville m’évoquait quel­que chose de poé­ti­que, d’intem­po­rel, de magis­tral et de ras­su­rant. En ren­trant chez moi, je savais que d’autres veille­raient aussi.
J’ai observé les petits pota­gers au milieu de ces immeu­bles aux allu­res de car­tons ! Alors que par­tout, sou­vent, les pari­siens (et alen­tours) énervent, moi, ils m’émeuvent. Je les trouve tou­chant et convain­cus. C’est beau et néces­saire de mettre du vert au milieu du béton et je trouve génial que le gens emmè­nent leurs enfants faire du jar­di­nage, il y avait beau­coup d’enfants ce soir.
Sur le côté, ils jouaient au basket et la NBA n’a qu’à bien se tenir.
Je me suis étirée, balan­cée, accrou­pie, rele­vée, j’ai chanté, fermé les yeux, rou­verts les yeux et j’ai sou­dain réa­lisé comme j’avais mal d’être debout, comme tout le corps me tire, comme il est dif­fi­cile de se porter.
Alors j’ai regardé les images qui défi­laient, les cou­leurs du ciel qui chan­geaient pres­que d’une seconde à l’autre, dégra­dés, inten­ses et puis j’ai oublié que j’avais mal. Maintenant, c’est la ville qui veille sur moi.

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