
Marie
Fin de journée, je suis à l’arrêt, à l’abri.
Derrière moi, les bruits de circulation, les cris des enfants qui jouent.
Devant moi, le parc paisible, les carrés des jardins partagés, parfois un jardinier solitaire. Silence.
Un moment rien qu’à moi, sans confettis, sans fatigue, sans pensées.
Je contemple le ciel qui me regarde à mon tour, minuscule veilleuse. Le soleil couchant éblouit à travers les nuages. Il parait éblouit à travers les nuages. Il parait s’enfoncer dans un des immeubles gris, et puis il ressurgit plus bas entre les tours, en tirant une traîne mauve, rose sur lui, gros ballon orangé.
C’est fort doux, prenant.
J’ai envie de de tomber aussi sur le sol, avec lui, lentement...
Mais je me redresse : je suis une veilleuse, un peu de dignité, que diable !
C’est presque la nuit.