
Maelenn
J’ai particulièrement aimé cette expérience, que j’ai vécue comme une véritable moment d’apaisement. Je pense que j’avais d’autant plus besoin de ce moment de déconnexion et de Calle que je sortais de deux semaines de partiels particulièrement éprouvantes et sollicitantes. A travers ce moment où rien ne m’était demandé si ce n’est de profiter de l’instant présent, j’ai donc enfin eu l’opportunité de m’accorder du temps pour moi, ce qui m’a permis de laisser derrière moi le stress des jours précédents. J’ai adoré l’idée de savoir que pratiquement personne ne savait où j’étais ou ce que je faisais, ce qui à laisser place au silence et à l’inaction, leur préférant une stimulation constante qui en vient à m’empêcher de penser. Ici, rien ne pouvait perturber mon flot de pensées qui étonnamment, en voyant qu’il avait la possibilité de s’exprimer, a paradoxalement ralentit sin débit pour me laisser pleinement contempler le paysage. Paysage qui durant une heure a constitué la seule matérialisation du monde extérieur, qui pour une fois s’incarnait donc pleinement e non à toute vitesse dans l’élan d’une journée, ou par le biais d’un écran o d’un livre. Durant une heure, le monde se résumait donc à un triptyque assez insolite : le paysage, l’objet-abri et ma personne. J’ai aussi remarqué dans le paysage des choses que je n’avais pas vues en temps normal. J’ai développé un lien concret avec le lieu de l’objet-abri, et là où d’habite on habite le lieu où l’on se trouve, j’avais ici plutôt l’impression que cette relation était basée sur du donnant-donnant et que lui aussi m’habitait. Enfin, j’ai réussi à me recentrer sur moi et me suis rendue compte que le fait de ne pas avoir à interagir me donnait à découvrir d’autres moyens d’expression comme par exemple celui de la respiration.
Je suis donc ravie de cette expérience et à vrai dire assez fière d’avoir réussi à relever ce pari, car s’il m’excitait, il me faisait tout de même un peu peur puisque je savais qu’une fois dans l’objet-abri, je n’avais plus la main sur rien Or, c’est justement ça que j’ai apprécié et que je retiendrai : le fait d’être "contrainte" à la non-contrainte.