
Laure
Je rentre dans l’objet-abri, me sens enveloppée dans ce cocon boisé ouvrant sur un extérieur qui m’est familié. Les premières minutes me paraissent longues, très longues, mon corps est endolori et mon esprit cherche à se raccrocher / s’occuper. Une fois cette phase passée, je suis hors du temps, hors de moi-même. J’observe immobile et sans jugement tout ce qui vient à moi et je devines le bruit silencieux des mouvements du parc.
Le temps alors passe très vite, mon corps ne me fait pas souffrir et je ressens une forme d’apaisement. Je me satisfaist de ce qui m’entoure. Je prends ce qui vient à moi sans chercher à interférer ou analyser.
C’est déjà la fin de ce voyage et je dois quitter l’objet. Mon regard à ce qui m’entoure a définitivement changé.