Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Karine

vendredi 5 décembre 2025 à 15 h 55

Veiller, obser­­ver, rendre pré­­sente la Nature, les oiseaux. Voir le vent dans les arbres, les feuilles mur­­mu­­rer, les rosa­­ces des jar­­dins tour­­noyer. Être pré­­sente plei­­ne­­ment face aux jar­­dins par­­ta­­gés, face aux immeu­­bles de Saint-Ouen depuis cette petite cabane en bois sus­­pen­­due, éclairée, modeste, et pour­­tant enve­­lop­­pante et cha­­leu­­reuse. Un cou­­loir enca­­dré de peti­­tes lumiè­­res se reflè­­tent en un cadre devant la Nature, enca­­drant les jar­­dins. Sentir son corps, ses bras, ses doigts de pied au bout d’un moment. Bras, épaules, mains, pieds deve­­nir lourds, s’affir­­mer, se mani­­fes­­ter devant ce miroir ouvert sur des jar­­dins par­­ta­­gés visi­­tés par des pies, des per­­ru­­ches vertes, des hommes et des femmes cher­­chant la quié­­tude, le calme, la séré­­nité. Derrière le bruit de la ville, les klaxons, les voi­­tu­­res. Devant la Nature, le pépie­ment des oiseaux.
Le ciel blanc au début finit bleuté à la tombée de la nuit. Mes pau­­piè­­res s’alour­dis­sent le der­­nier quart d’heure. Je veille tant bien que mal, immo­­bile, fai­­sant par­­fois des allers-retours, tou­­jours à l’affût des cou­­leurs, des mou­­ve­­ments, des sil­houet­tes et des formes étranges. Je reste face au pay­­sage, comp­­tant les immeu­­bles de leurs formes écharpées. J’ai aimé ce moment tran­­quille, nu, sans fini­­tu­­res, sans écran. J’ai suivi par­­fois les lignes du sol, touché le bois ras­­su­­rant de la cabane éclairée. Merci pour cette res­­pi­­ra­­tion enchan­­tée dans un quo­­ti­­dien effer­ves­cent !

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